Loin, le cocon et les bras des parents.
Loin, le Mercurochrome sur mes genoux et mes larmes vite séchées avec un bonbon.
Loin, les contes de fées (normaux) le soir, les draps roses et les poupées.
Loin, les grands chagrins, les cauchemars, la violence des sentiments face à l'enfance.
Près, l'inconnu, les jours, les nuits, où, même à deux, on se sent solitaire.
Près, la fausse liberté et les ailes rognées avant d'être déployées.
Près, les victoires sans gagnant.
Près, les défaites et les adieux de l'âge adulte, les "au revoir", les "à jamais"...
Charlotte Dubreuil, Au coeur de l'Ombrière