• Ecoeurée de toute cette rancoeur
    Dont on ne sort vainqueur.
    Alors qu'en se changeant en pierre,
    Ils étaient encore en or hier,
    Ceux là, ce ne sont que des moqueurs
    Riant en choeur des peines de coeur
    Des autres, avec leur coeur d'artichaut!
    Eux, qui gardent leur douleur, bien au chaud
    Ce sont eux qui ont un coeur d'or,

    Mais ne le savent pas encore...

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  •   Bon jour à tous, désolée pour cette (interminable?) absence. je vous ferais un petit coucou demain à chacun d'entre vous, promis!!!

    En attendant, je profite de ces quelques minutes qu'il me reste avant d'aller me coucher pour publier un billet que j'ai écrit à la suite du film Le Pianiste, qui me tient beaucoup à coeur...

     D'où vient cette Force quand tout espoir est perdu?

    La force de désobéir aux ordres,
    La force de dire "merci", même si nous ne sommes plus conscients de rien!
    La force de porter son enfant dans les bras, alors que nos jambes ne nous permettent même plus de nous porter nous-même,
    La force de soutenir le regard d'un officier, le défiant à nous infliger une punition,
    La force de ne pas regarder son enfant qui attend un adieu des yeux, pour ne pas le dénoncer,
    La force d'attendre son tour, face au mur, alors que nos camarades, encore debouts, se font descendre un par un,
    La force d'être encore en Vie,
    La force de vouloir mourir...

    Une force, apparue au dernier instant, au dernier souffle.
    Une force, apparue quand les larmes ne peuvent plus couler sur nos joues...

    Merci d'avoir eu la force de lire ces quelques lignes...


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  • Peu importe que vous soyez ou non ce que vous êtes. Les vrais bonheurs de cette terre n'existent-ils que dans les mauvais bouquins? C'est comme ça qu'on les reconnait, non ? Même le pire d'entre nous a toujours des aîles cachées quelque part, qu'il faut aider à ouvrir au lieu de les condamner. Il ne faut en froisser les plumes. Il faut se défendre de baisser les bras, parce que si on renonce, c'est le monde qui bascule. Alors volez de vos propres aîles... 
    Sept jours pour une Eternité, Levy

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  • Erzebet Bathory, folle monstrueuse, aliénée, ou tueuse sadique ? Tel le souffle glacial de la mort et du déséquilibre humain, la comtesse sanglante arbore les vallées Hongroise de souvenirs et d'éternels hurlements. Qui fut-elle réellement ? Comment peut-on imaginer tant d'horreur et d'abomination dans l'esprit humain ? Son épouvantable histoire sillonnera à jamais ces contrés lointaines, qui ne diront mots sur la véritable histoire d'Erzebet.

    Elle vit le jour en 1560, en Transylvanie. La famille voulait qu'elle fut élevée par sa future belle-mère, une femme chaste qui la priva de toute enfance, l'assénant de prières et de saintes lectures.

    Même mariée, Erzebet s'ennuie. Un peu plus tard, elle frappera violemment une de ses servantes au visage et, le sang coulant, elle remarqua qu'à cet endroit la peau semblait rajeunir. Elle se baigne alors le visage avec le sang d'une de ses servantes et les tortures commencèrent. Allant de la simple aiguille enfoncée dans la peau d'une jeune domestique lorsque celle-ci rate la robe devant être repiquée, jusqu'à punir une des parentes de son époux, en la faisant dévêtir et en l'enduisant de miel et de sucre, abandonnée un jour et une nuit dans le jardin pour que les abeilles, les fourmis et autres insectes, la piquent. 1579, sa belle-mère meurt.

    Erzebet se rend plusieurs fois à Vienne où le surnom de Blutgräfin ( comtesse sanglante ) circule déjà.
    Vers la fin du 16eme siècle, le couple vit dans une vieille bâtisse où il apparaît que le sadisme de la comtesse ne connu plus de limite. Chaque matin, Dorko et Illona, ses complices, jetaient dans le caniveau des cuves d'eau pourpre. C'est également dans cette demeure qu'il fallait répandre des cendres, car les mares de sang affluaient. Pourtant, parurent trois enfants et la comtesse resta tout de même une mère aimante. Mais les années passent, la vieillesse se fait sentir, pourtant Erzebet reste jeune est belle. A cinquante ans, les témoins racontent qu'elle était restée d'une beauté effrayante et d'une pâleur captivante et épouvantable à la fois. Le 4 janvier 1604, Ferencz, son époux meurt.
    Erzebet est à nouveau seule. A ce moment, ces forces lui reviennent et les châtiments deviennent impitoyables. Ses acolytes intensifient leurs efforts pour trouver du bétail, mais trop de jeunes filles disparaissent. En 1610, une fouille se fait au château. Les découvertes sont abominables. Dans une cellule on retrouve plusieurs jeunes victimes attendant pour les prochaines tortures. Elle racontèrent qu'on leur fit manger la chair grillée de leurs amies mortes.

    Lors du procès de la comtesse, on reconnaît plusieurs complices :

     - Jo Illona, la nourrisse des enfants de Bathory, arrivée en 1591. laide, forte et émanant une odeur propre à ceux qui ne se lavent pas. .
     - Ujuary Janos, nommé Ficzko, nain bossu, bêta, servil et sadique. Il fut condamné avant même d'avoir eu 20 ans.
     - Dorotya Szentes, nommé Dorko, sorcière spécialisée dans les envoûtements et les incantations.
     - Kandoska, ivrognesse parcourait le pays à la recherche de jeunes filles.
     - Katalin Beneizky qui était chargé de faire disparaître les corps.
    Ficzko, lors du procès avoua que seulement après l'arrivée de Anna Darvulia, les tortures furent plus cruelles. D'après Valentine Penrose, c'est elle qui initia Bathory aux plus cruels jeux de torture, lui apprenant à regarder mourir. Les complices, lors du procès, détaillèrent les tortures :

    " Elle attachait les mains et les bras très serrés avec du fil de fer, et les battait jusqu'à ce que tout leur corps fut noir comme du charbon et que leur peau se déchirât. " déclara Ficzko.

    " Les doigts étaient coupés un à un avec des cisailles, Illona apportait le feu, et faisait rougir des tisonniers qu'on appliquait sur le visage, le nez et la bouche. " Les filles étaient laissées sans eau et sans nourriture durant quelques jours. Illona détailla la manière de punir les jeunes filles qui trouvaient des pièces de monnaies sans les rendre ; " Bathory les chauffait à blanc et brûlait avec ces dernières les mains des jeunes filles. " Tout une série de torture immonde fut ainsi dévoilée. Gyorgy Thurzo, l'inquisiteur, la condamne à une sentence assez douce par rapport à ce qu'elle fit, en l'emmurant dans son château pour l'éternité, face à un miroir pour qu'elle se voit se dégrader.

    Pour les complices, Jo Illona et Dora Szentes, leurs doigts furent arrachés par les pinces du bourreau, puis elle furent jetées vivantes dans le feu. Quant à Ficzko, étant donné son jeune âge, il fut décapité puis jeté au feu. Enfin, en avril, Erzebet fut emmurée, durant trois ans et demi, elle vécut seule, dans la pénombre silencieuse. Elle mourut le 21 août 1614.

    source : La comtesse sanglante, Valentine Penros


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